Jour de maladie : la conduite à tenir

Ce qui se prépare avant, la séquence du jour même, un cadre à remplir avec votre équipe, et les situations où l'on appelle sans attendre.

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Une gastro, une angine, une grippe : chez un enfant diabétique de type 1, une maladie banale demande une conduite particulière, et ce n’est jamais le moment d’improviser. Cette page est une liste d’actions, pas une explication, le pourquoi est dans hyperglycémie et maladie et mesurer les cétones.

Un avertissement, d’emblée. Aucune quantité, aucun seuil et aucune correction ne figurent ici, et ce n’est pas un oubli : ces valeurs sont propres à votre enfant et viennent du protocole écrit par son médecin endocrinologue ou pédiatre endocrinologue. Cette page vous aide à l’avoir sous la main et à l’appliquer, pas à le remplacer.

La règle qui ne souffre aucune exception

On n’arrête jamais l’insuline d’un enfant diabétique de type 1, même s’il ne mange pas, même s’il vomit, sauf instruction explicite de son équipe. Le corps en a besoin en permanence, y compris à jeun, et l’arrêter expose à l’acidocétose. En cas de doute sur les doses un jour de maladie, on appelle votre médecin endocrinologue ou pédiatre endocrinologue : c’est précisément pour cela qu’elle est joignable.

Ce qui se prépare avant d’être malade

Le bon moment pour préparer un jour de maladie, c’est un jour où tout va bien. Le mauvais moment, c’est un dimanche soir avec un enfant qui vomit.

  • Demander à votre équipe, par écrit, la conduite à tenir les jours de maladie : fréquence des contrôles, à partir de quand mesurer les cétones, quoi faire des résultats, quoi boire, quand appeler.
  • Vérifier que vous savez mesurer les cétones, et que le matériel n’est pas périmé, c’est le consommable le plus souvent hors date, parce qu’il sert rarement.
  • Constituer un petit kit maladie rangé avec le reste : de quoi mesurer les cétones, un thermomètre, des boissons sucrées et non sucrées qui se conservent, et ce que votre équipe a prévu pour réhydrater.
  • Noter le numéro d’astreinte de la diabétologie là où on le trouve à 4 h du matin : sur le frigo, dans le téléphone des deux parents.
  • Prévoir qui peut rester à la maison, et le dire à l’avance à son employeur si c’est possible.

Les repères de votre équipe, à recopier

Remplissez ce cadre en consultation, imprimez-le, et affichez-le. Le jour venu, on ne cherche pas : on lit.

Le jour même : la séquence

  • Contrôler plus souvent que d’habitude, au rythme prévu par votre protocole.
  • Mesurer les cétones selon les repères de votre équipe, et sans attendre en cas de vomissements, de douleurs au ventre ou de fièvre.
  • Hydrater, avec la boisson adaptée à la situation telle que votre protocole la définit.
  • Ne rien corriger « au jugé » : ni les doses, ni le rythme. Un jour de maladie n’est pas un jour pour expérimenter.
  • Noter au fur et à mesure : heure, glycémie, cétones, ce qu’il a bu, ce qu’il a vomi. C’est exactement ce qu’on vous demandera au téléphone.
  • Se relayer si c’est possible : une journée de maladie se surveille mal seul, et la nuit suit.

La gastro : le piège inverse

On retient surtout que la maladie fait monter la glycémie. Avec une gastro-entérite, c’est souvent le contraire : un enfant qui ne garde rien peut faire des hypoglycémies, tout en ayant toujours besoin de son insuline. C’est la situation où l’on appelle le plus tôt, et où l’on hésite le moins.

Quand appeler votre équipe soignante

  • Vomissements qui se répètent, ou enfant qui ne parvient plus à boire.
  • Cétones élevées, ou qui ne baissent pas malgré l’application du protocole.
  • Douleurs abdominales.
  • Glycémies hautes qui ne répondent pas aux corrections habituelles.
  • Doute sur la pompe : sous pompe, il n’y a pas d’insuline lente en réserve.
  • Et tout simplement : quand vous ne savez plus. Aucun appel n’est de trop.

Quand appeler le 15 sans attendre

Dans ces situations, on n’appelle pas d’abord la diabétologie : on appelle le 15 (ou le 112), en disant en premier que l’enfant a un diabète de type 1.

  • Enfant somnolent, difficile à réveiller, ou qui perd connaissance.
  • Respiration anormalement ample et rapide.
  • Vomissements répétés avec impossibilité de boire.
  • Convulsions.

Et on ne donne rien par la bouche à un enfant qui n’est pas pleinement conscient. Le détail de ce qu’il faut dire au 15 est dans quand appeler le 15.

L’école, la garde, le retour

  • Un enfant malade avec des cétones ne va pas à l’école : c’est une journée de surveillance rapprochée, pas une journée de classe.
  • S’il tombe malade sur place, le PAI prévoit qui vous prévient et à partir de quand, voir la checklist PAI.
  • Si quelqu’un d’autre le garde ce jour-là, la conduite à tenir doit être écrite : la fiche de transmission.
  • Au retour en classe, prévenir l’enseignant que la journée peut rester irrégulière.
  • Reconstituer le kit maladie tout de suite : la prochaine fois arrivera sans prévenir.

Sources : la conduite à tenir reprise ici est celle publiée sur ce site dans hyperglycémie et maladie, mesurer les cétones et quand appeler le 15, cohérente avec les références ci-dessous. Les seuils, les rythmes de contrôle et les adaptations de doses relèvent exclusivement du protocole écrit par votre endocrinologue.

La fiche à imprimer

L’essentiel tient en une page à cocher. À l’impression, seule cette fiche sort : les explications restent ici.

À imprimer, remplir avec votre équipe soignante, et afficher

Jour de maladie

Ce qu’on fait

  • Contrôler plus souvent, au rythme prévu par le protocole
  • Mesurer les cétones selon les repères de votre endocrinologue
  • Hydrater avec la boisson prévue
  • Ne rien corriger au jugé : ni les doses, ni le rythme
  • Noter heure, glycémie, cétones, ce qu’il a bu ou vomi
  • Se relayer si c’est possible

On appelle votre équipe soignante si

  • Vomissements répétés, ou impossibilité de boire
  • Cétones élevées, ou qui ne baissent pas malgré le protocole
  • Douleurs abdominales
  • Glycémies hautes qui ne répondent pas aux corrections habituelles
  • Doute sur la pompe, ou simplement : on ne sait plus

Nos repères, à remplir avec votre équipe soignante

Fréquence des contrôles

À partir de quand mesurer les cétones, et quoi faire du résultat

Ce qu’il boit, et s’il ne mange pas ou vomit

Numéro d’astreinte de la diabétologie

On n’arrête jamais l’insuline, même sans manger, même en vomissant, sauf instruction de votre endocrinologue. Somnolence, respiration ample et rapide, vomissements répétés : appeler le 15 (ou le 112).
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